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Pourquoi suis-je toujours épuisée, même après une nuit de sommeil ?

Comprendre pourquoi le repos ne suffit parfois plus à retrouver son énergie

Vous avez dormi huit heures. Vous vous êtes peut-être couchée plus tôt, avez annulé une sortie ou consacré votre week-end à vous reposer.

Pourtant, au réveil, la fatigue est toujours présente.

Le corps semble lourd.

Les gestes ordinaires demandent un effort.

La concentration devient plus difficile et la moindre contrariété paraît prendre des proportions inhabituelles.

Cette sensation peut être déroutante, voire culpabilisante : « Je me suis pourtant reposée… Pourquoi suis-je encore aussi fatiguée ? »

La réponse est importante : dormir et récupérer ne sont pas toujours synonymes.

La fatigue n’est pas uniquement un manque de sommeil

Le sommeil est indispensable à l’équilibre physique et psychique. Mais sa durée ne suffit pas, à elle seule, à garantir une véritable récupération.

On peut passer huit heures au lit tout en ayant un sommeil fragmenté, peu profond ou perturbé par des réveils répétés, des douleurs, des ruminations, des ronflements ou un trouble respiratoire nocturne. L

a nuit a bien eu lieu, mais elle n’a pas rempli toute sa fonction réparatrice.

Il faut également distinguer la fatigue physiologique — celle qui apparaît après un effort et s’améliore avec le repos — de l’asthénie, une fatigue plus persistante, parfois présente dès le réveil et qui ne disparaît pas complètement après une période de récupération.

Lorsque le corps dort, mais que l’esprit reste en vigilance

Une personne peut être allongée, immobile, les yeux fermés, tout en demeurant intérieurement mobilisée.

Lorsque les préoccupations s’enchaînent, que l’on anticipe constamment les besoins des autres ou que l’on traverse une période d’incertitude, l’esprit peine à relâcher sa vigilance. Le sommeil peut alors devenir plus léger ou moins continu.

Cette situation est fréquente chez les personnes qui ont longtemps tenu bon :

  • celles qui organisent,

  • rassurent,

  • prennent soin,

  • absorbent les tensions et

  • continuent d’avancer sans toujours mesurer ce que cela leur coûte.

Elles dorment, mais ne déposent jamais tout à fait ce qu’elles portent.

La fatigue émotionnelle consomme aussi de l’énergie

Faire face à un deuil, une séparation, un conflit, une maladie, une situation professionnelle difficile ou une accumulation de responsabilités demande une importante capacité d’adaptation.

Même lorsqu’elle reste invisible, cette mobilisation émotionnelle utilise de l’énergie.

 

Elle peut se manifester par :

  • une sensation de lourdeur dès le matin ;

  • une irritabilité inhabituelle ;

  • des difficultés à se concentrer ou à prendre des décisions ;

  • l’impression de fonctionner « en mode automatique » ;

  • une perte d’élan ou d’intérêt ;

  • un besoin de s’isoler ;

  • une hypersensibilité au bruit, aux demandes ou aux imprévus ;

  • le sentiment que la moindre tâche devient une montagne.

Dans ce contexte, une nuit de sommeil ne peut pas, à elle seule, compenser plusieurs semaines ou plusieurs mois de surcharge.

Le repos physique ne répond pas à toutes les formes d’épuisement

Nous pensons souvent que se reposer signifie dormir davantage ou ne rien faire. Pourtant, nos besoins de récupération peuvent être plus vastes.

Il peut être nécessaire de retrouver :

  • un repos mental, en diminuant les sollicitations et les décisions ;

  • un repos émotionnel, en pouvant exprimer ce que l’on contient ;

  • un repos relationnel, en prenant temporairement de la distance avec les échanges éprouvants ;

  • un repos sensoriel, en réduisant le bruit, les écrans et l’agitation ;

  • un repos intérieur, en cessant un instant de devoir être forte, disponible ou irréprochable.

Parfois, ce n’est donc pas davantage de sommeil qu’il faut en premier lieu, mais moins de pression et plus d’espace pour soi.

Une fatigue persistante mérite aussi une attention médicale

Toute fatigue ne doit cependant pas être attribuée au stress ou aux émotions. Elle peut avoir une origine physique, psychique ou médicamenteuse.

Une anémie, un trouble de la thyroïde, une infection, une maladie inflammatoire ou chronique, un trouble anxieux ou dépressif, certains médicaments ou encore un trouble du sommeil peuvent notamment provoquer une fatigue durable.

L’Assurance Maladie rappelle que les causes de l’asthénie sont nombreuses et qu’elles doivent être recherchées lorsque la fatigue persiste ou devient inhabituelle.

Il est conseillé de consulter votre médecin lorsque la fatigue :

  • persiste malgré une hygiène de vie adaptée ;

  • s’intensifie ou perturbe vos activités quotidiennes ;

  • apparaît brutalement sans raison identifiable ;

  • s’accompagne d’essoufflement, de palpitations, de douleurs ou de malaises ;

  • s’associe à une perte de poids, de la fièvre ou une diminution importante de l’appétit ;

  • s’accompagne d’une tristesse durable, d’une perte d’intérêt ou d’idées noires ;

  • survient avec des ronflements importants, des réveils en suffocation ou une somnolence marquée pendant la journée.

Un entretien médical et, si nécessaire, un bilan adapté permettent de rechercher une cause et d’éviter de banaliser un symptôme important.

Écouter la fatigue plutôt que lutter contre elle

La fatigue n’est ni une faiblesse ni un manque de volonté.

Elle constitue une information.

Elle peut signaler un besoin de sommeil, mais aussi une surcharge prolongée, une tension émotionnelle, un rythme devenu inadapté ou une difficulté de santé qui mérite d’être explorée.

La première étape consiste à ne plus se demander : « Comment puis-je continuer malgré ma fatigue ? », mais plutôt : « Qu’est-ce qui, dans ma vie ou dans mon corps, ne parvient plus à récupérer ? »

Cette question ouvre un autre chemin.

Non plus celui de la performance à tout prix, mais celui d’une écoute plus juste de soi.

Le regard de l’ancienne infirmière

Au cours de mes années d’exercice infirmier, j’ai appris qu’un symptôme ne devait jamais être isolé de l’histoire de la personne.

Derrière une fatigue peuvent se rencontrer le corps, le sommeil, les émotions, l’environnement et ce que l’on traverse silencieusement.

Mon accompagnement ne remplace ni une consultation médicale ni un suivi psychologique. Il peut intervenir en complément, lorsqu’une surcharge émotionnelle, une transition de vie ou une perte de repères participe à l’épuisement ressenti.

Retrouver son énergie ne signifie pas toujours « faire davantage ».

 

Cela commence parfois par reconnaître que l’on a porté trop longtemps, sans suffisamment de soutien.

Le corps ne nous trahit pas lorsqu’il ralentit. Il nous rappelle parfois que nous avons besoin d’être écoutés autrement.

Nathalie-Emmanuelle Gimenez

Sous une Bonne Étoile

Maison de bien-être émotionnel et d’harmonisation de l’habitat

Ancienne infirmière diplômée d’État, j’accompagne les femmes qui traversent une période de fatigue émotionnelle, de transition ou de perte de repères.

Retrouver un équilibre intérieur et un lieu de vie qui vous ressource.

Cabinet à Perpignan

600 rue Félix Trombe
Tecnosud 1
66000 Perpignan

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